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Éolien — Faut-il désormais casser et brûler pour être entendu par l’État ?

Éolien — Faut-il désormais casser et brûler pour être entendu par l’État ?

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Lettre OUVERTE AUx ÉLUS

Éolien — Faut-il désormais casser et brûler pour être entendu par l’État ?

‍Pays de Bray.Cette mobilisation n'a rien d'isolé. De la Bretagne à la Vienne, des millers  de communes rurales expriment la même opposition. De très nombreuses mobilisations pacifiques contre l’éolien ont lieu depuis des années partout en France. Elles utilisent toutes les voies prévues par la loi : contributions aux enquêtes publiques, recours devant les tribunaux, pétitions, délibérations municipales et courriers aux préfets. Ces  démarches restent sans effet sur les décisions de l'État

‍Image de synthèse des violences urbaines 

 

Regardez les deux images placées en tête de ce message.

Le 3 octobre à Neufchâtel-en-Bray, plus de 350 citoyens et élus, parmi lesquels des parlementaires, des maires et des conseillers régionaux et départementaux, ont manifesté pacifiquement contre la saturation éolienne de leur territoire.
Pas de casse. Pas d’incendie. Pas de violence.
En Seine-Maritime, 262 éoliennes sont pourtant déjà implantées et 89 supplémentaires sont prévues, dont 53 autorisées. Tous les habitants et les élus estiment aujourd’hui que le territoire a été sacrifié. Malgré cette mobilisation, les projets continuent.

Le Gouvernement sait pourtant réagir en quelques heures lorsqu’une crise devient spectaculaire et menace de déstabiliser le pays. Mais lorsque, pendant des années, des populations rurales, leurs maires et leurs parlementaires manifestent pacifiquement contre une politique énergétique qu’ils refusent, l’État reste sourd et poursuit ses décisions comme si cette parole collective ne comptait pas.

Cette France ne casse rien, ne brûle rien et respecte les procédures. Elle participe aux enquêtes publiques, saisit les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État, respecte leurs décisions et fait confiance à ses élus.

Quel message l’État envoie-t-il  à la France rurale ?

Qu’une manifestation pacifique réunissant des centaines de citoyens et d’élus ne suffit pas ? Qu’une enquête publique ne suffit pas ? Qu’un recours devant un tribunal ne suffit pas ? Et, au bout du compte, faut-il donc provoquer une crise pour être enfin entendu ?

Nous refusons évidemment toute violence. Mais nous refusons tout autant qu’une République puisse réagir  face aux crises spectaculaires et rester  immobile devant une crise lente, profonde et durable : celle de territoires ruraux saturés d’éoliennes, de populations épuisées et d’élus qui demandent depuis des années à être entendus.

Une démocratie digne de ce nom ne doit pas attendre l’explosion d’une crise pour agir ; elle doit savoir entendre les colères rurales,  étouffées par les Préfets, les médias et le Conseil d'Etat,  avant qu’elles ne deviennent irréversibles..

Nous vous demandons aujourd’hui de prendre
position clairement :


Soutenez-vous, oui ou non, un moratoire sur toute nouvelle implantation éolienne dans les
territoires  ?


Nous attendons votre réponse.

Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08

 

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